En octobre 2025, le SEO Summit 2025 réunissait près de 700 professionnels du référencement au Parc des Princes.
Consultants, agences, responsables marketing… tout l’écosystème SEO était là pour parler stratégie, contenu, backlinks et SERP.
À ce moment-là, une question flottait déjà dans l’air : l’IA va-t-elle bouleverser le référencement naturel ?
Cinq mois plus tard, la question n’est plus théorique.
Les chiffres qui circulent dans la communauté SEO donnent le ton :
- près de 60 % des recherches Google se terminent désormais sans aucun clic vers un site web (cf étude SparkToro)
- Sur certaines requêtes avec AI Overview, le CTR du premier résultat peut tomber autour de 2 à 3 %, contre plus de 25 % historiquement.
- et de plus en plus d’internautes posent directement leurs questions à des outils comme ChatGPT ou Perplexity AI plutôt qu’à Google Search.
Autrement dit : le web continue d’être consulté… mais le chemin pour y accéder est en train de changer.
Dans ces conditions, la question mérite d’être posée : est-ce encore pertinent d’allouer des budgets en SEO en 2026 ? Et je vous spoile de suite la réponse : c’est un grand oui, mais pas comme on l’a fait pendant 15 ans !
Table des matières
Le clic est aujourd’hui une denrée rare
Pendant longtemps, la règle du jeu du référecement naturel était plutôt simple :
- apparaître dans Google Search
- viser la première position
- récupérer un maximum de clics.
Pendant des années, la position 1 captait une part énorme du trafic. Certaines études estimaient qu’elle pouvait récupérer entre 30 % et 40 % des clics selon les requêtes, notamment dans les résultats organiques classiques.
Mais avec l’IA et les agents conversationnels ce modèle est en train de s’éroder.
Selon l’étude de SparkToro citée ci-dessus, 6 recherches Google sur 10 en Europe se terminent sans aucun clic. C’est le zero-click search.
Le SEO ne disparait pas, mais le clic est de plus en plus difficile à obtenir
Vous le savez, aujourd’hui l’internaute obtient sa réponse directement dans la page de résultats des moteurs de recherche :
- extrait optimisé
- panneau d’information
- calculateur intégré
- carte
- météo
- traduction
- ou encore réponse générée par IA.
Résultat : même lorsque votre contenu apparaît dans les résultats, l’utilisateur n’a plus forcément besoin de cliquer pour en savoir plus.
Google lui fait un résumé de votre contenu ou lui souligne la réponse à la question.
Donc, le SEO existe encore. Mais le clic, lui, devient de plus en plus difficile à obtenir.
Google devient… la destination
Pendant longtemps, Google était un intermédiaire. Il mettait en relation un internaute avec un site web capable de répondre à sa question ou d’éclairer sa lanterne.
Mais depuis quelques années, la stratégie de la société de Larry Page et Sergey Brin est en train de changer. Comme Instagram, Facebook et aujourd’hui Linkedin, l’objectif de Google est de garder l’internaute dans l’écosystème Google le plus longtemps possible.
Concrètement en une recherche on peut obtenir des :
- réponses instantanées
- modules enrichis
- résultats enrichis
- réponses générées par IA
- vidéos intégrées
- fiches produits
- contenus issus de YouTube ou Google Maps
Google ne renvoie plus systématiquement vers un site web.
Il absorbe l’information, la synthétise et la restitue directement dans ses résultats.
🚨 Dans cette logique, votre site devient parfois une simple matière première algorithmique : une source que les moteurs analysent, digèrent… puis résument pour l’utilisateur.
Ce phénomène n’est pas nouveau (j’en parlais déjà en 2023 😉), mais l’IA accélère fortement la tendance.
L’arrivée des moteurs de réponse
Pendant longtemps, la recherche se faisait dans un moteur. Aujourd’hui, elle se fait de plus en plus dans un outil conversationnel.
Des plateformes comme ChatGPT ou Perplexity AI changent complètement l’expérience utilisateur.
On ne tape plus :
“meilleure stratégie marketing PME”
On demande :
“Quelle stratégie marketing recommandes-tu pour une PME industrielle en 2026 ?”
Et on obtient une réponse synthétique, contextualisée et prête à l’emploi.
Pour l’utilisateur, c’est plus rapide. Pour les entreprises, cela change une chose essentielle : le trafic ne passe plus forcément par Google.
La découverte d’information se fait désormais aussi :
- dans les assistants IA
- dans les moteurs conversationnels
- dans les recommandations générées par algorithme.
Pour les entreprises, cela signifie une chose très simple : le parcours d’accès à l’information se complexifie.
Pendant longtemps, la stratégie consistait à capter du trafic depuis Google. Aujourd’hui, l’utilisateur peut découvrir votre expertise dans une réponse générée par ChatGPT, dans un résumé proposé par Perplexity AI ou directement dans la page de résultats de Google.
👉🏻 Le référencement ne disparaît donc pas. Il se diffuse.
Et c’est précisément ce qui oblige les entreprises à repenser leur stratégie de visibilité.
Le SEO n’est pas mort. Il change de terrain.
Face à ces évolutions, les cassandres annoncent la mort du SEO. Elles vous enjoignent à couper vos investissements en la matière pour vous tourner vers le branding et/ou la communication (pub ou réseaux sociaux).
Il n’y a d’ailleurs qu’à regarder comment s’éffondre vos statistiques d’apparition sur Google pour vous conforter dans cette idée.
Mais en réalité, ce qui disparaît, ce n’est pas le SEO. C’est le SEO tel qu’on l’a connu ! 🥳
Pendant longtemps, la stratégie qu’on mettait en place consistait à :
- identifier un mot-clé
- produire un article
- optimiser les balises
- obtenir des backlinks
- remonter dans les résultats.
Cette mécanique fonctionne encore… mais elle est carrément insuffisante.
L’enjeu d’aujourd’hui c’est être la source que les moteurs utilisent pour répondre.
Et cela implique plusieurs changements majeurs.
Nouvelle bataille : être cité par l’IA
Quand une IA génère une réponse, elle ne la crée pas à partir de rien. Elle s’appuie sur des sources d’information. La substantifique moelle que vous aurez produit avec votre cerveau et vos petites menottes.
Ces sources peuvent provenir :
- de sites web
- de bases de connaissances
- des publications spécialisées
- des médias reconnus
- de contenus experts.
Dans ce contexte, l’objectif n’est plus seulement d’être visible dans Google mais d’être utilisé comme référence par les systèmes d’IA.
Autrement dit, le SEO évolue vers ce que certains appellent déjà :
- AEO (Answer Engine Optimization) (je vous explique comment l’optimiser dans cet article)
- ou GEO (Generative Engine Optimization).
Le principe reste similaire au SEO tranditionnel : produire un contenu pertinent et crédible.
Mais l’enjeu change : vous devez optimiser vos contenus pour être la réponse, pas seulement le résultat.
Ce que cette nouvelle stratégie SEO change pour les entreprises
Cette évolution impose un changement de posture.
Pendant longtemps, le SEO était vu comme une mécanique technique. On optimise les balises, les méta descriptions, on évite les pages trop lourdes, le contenu dupliqué, etc. (si vous voulez un site techniquement parfait c’est ici ).
L’idée était d’optimiser des pages pour capter du trafic.
Aujourd’hui, la logique est beaucoup plus stratégique et trois éléments deviennent essentiels.
1. L’autorité
Les moteurs d’IA privilégient les sources crédibles.
Les marques qui disposent :
- d’une expertise claire
- d’une visibilité sectorielle
- et d’un contenu approfondi
ont plus de chances d’être utilisées comme référence.
On l’a dit et redit avec Delphine dans ce blog, mais si vous montrez (prouvez même) que vous êtes un expert dans votre domaine, l’autorité de vos contenus sera décuplé.
2. La qualité du contenu
Ça aussi c’est notre marotte, mais les contenus génériques et peu différenciants deviennent invisibles. C’était déjà plus ou moins le cas avant. Aujourd’hui c’est flagrant.
Ce qui fonctionne davantage :
- les analyses de cas
- les retours d’expérience
- le partage d’expérience (contenu pédagogique)
- les prises de position (de préférence fortes et tranchées).
Bref : des contenus que l’IA ne peut pas produire seule. Parce qu’elle ne vit pas votre métier.
Elle ne gère pas vos clients. Elle ne fait pas vos erreurs.
👉🏻 L’expérience humaine devient donc un avantage concurrentiel.
3. La présence globale
Malheureusement pour moi qui aime vivre cachée, la visibilité ne se joue plus uniquement sur Google. Elle se construit désormais sur plusieurs terrains :
- moteurs de recherche
- réseaux sociaux
- plateformes vidéo
- outils d’IA.
Plus votre contenu circule, plus il a de chances d’être capté, cité et redistribué.😅
Si vous n’avez pas peur de prendre la parole, ou de vous montrer, utilisez cette présence sur la toile au maximum. Cela sera bénéfique à votre référencement.
Alors, faire du SEO en 2026 : encore utile ?
J’espère vous avoir convaincu que la réponse est oui.
Parce que le web reste la matière première de tout l’écosystème numérique : moteurs de recherche, IA génératives, assistants conversationnels, agents intelligents… tous ont besoin d’une chose.
Du contenu.
Et ce contenu doit bien venir de quelque part.
Les entreprises qui produisent des contenus utiles, crédibles et visibles continueront d’alimenter ces systèmes et d’exister dans les réponses proposées aux internautes.
Les autres… risquent simplement de disparaître de la conversation.
Et dans un monde où les réponses arrivent de plus en plus vite, ne pas apparaître dans la conversation revient souvent à ne plus exister du tout.
Vous avez une question sur votre stratégie SEO ou votre visibilité en ligne ?
N’hésitez pas à nous contacter. Chez TheWizAdviz, on adore parler référencement… surtout quand il évolue. 😉


