Depuis quelques mois, les règles du jeu ont clairement changé côté messagerie.
Et ça tombe bien, car cela faisait longtemps que nous n’avions pas parlé e-mailing sur ce blog.
Pourtant — depuis le temps, vous le savez — c’est un peu notre marotte. 😅
L’email reste un canal incroyablement puissant… à condition qu’il arrive bien à destination.
Aujourd’hui, je vous propose donc d’explorer deux leviers devenus incontournables pour renforcer la crédibilité de vos campagnes e-mailing, tout en améliorant votre image de marque.
J’ai nommé : les normes DMARC et BIMI.
Si vos emails arrivent régulièrement en spam, ou si votre taux d’ouverture fond comme neige au soleil, ce n’est pas forcément un problème de contenu ou de timing. Bien souvent, la cause est beaucoup plus technique.
Bonne nouvelle : il est possible d’y remédier.
Dans cet article, je vous explique pourquoi DMARC et BIMI sont aujourd’hui essentiels, et surtout comment les mettre en place concrètement.
Table des matières
DMARC : le garde du corps de votre domaine
Qu’est-ce que le DMARC ?
DMARC (Domain-based Message Authentication, Reporting & Conformance) est un protocole qui indique aux serveurs de réception quoi faire des emails qui prétendent provenir de votre domaine.
Concrètement, DMARC permet aux fournisseurs de messagerie (Gmail, Outlook, Yahoo, etc.) de vérifier que :
- l’expéditeur est bien autorisé à envoyer des emails pour votre domaine,
- le message n’a pas été altéré en cours de route,
- et que les règles que vous avez définies doivent être respectées.
DMARC s’appuie sur un socle technique existant :
- DNS, qui sert de base de configuration,
- SPF, qui précise quels serveurs ont le droit d’envoyer des emails pour votre domaine,
- DKIM, qui garantit l’intégrité et l’authenticité du message.
DMARC ne remplace donc pas SPF et DKIM :
👉 il les orchestre et leur donne des règles claires.
Pourquoi DMARC est devenu obligatoire (même si personne ne vous l’a dit)
Sans DMARC, n’importe qui peut usurper votre nom de domaine et se faire passer pour votre entreprise.
C’est le terrain de jeu idéal pour :
- le phishing,
- l’usurpation d’identité,
- la fraude,
- le whaling,
- ou toute autre tentative un peu trop créative de cyber-malveillance.
Mais ce n’est pas tout.
DMARC est également primordial pour la délivrabilité de vos emails.
Aujourd’hui, les grands fournisseurs de messagerie ne plaisantent plus avec la sécurité. Un domaine mal configuré est perçu comme suspect, même si vos intentions sont parfaitement légitimes.
Résultat :
- vos emails peuvent être ralentis,
- filtrés,
- ou directement envoyés en spam.
Et c’est précisément ce que l’on cherche à éviter.
Avec le protocole DMARC correctement configuré : vous protégez votre marque contre l’usurpation, vous améliorez votre réputation d’expéditeur et vous reprenez le contrôle sur votre trafic email.
Vous l’aurez compris :
DMARC ne fait pas vendre plus.
Il empêche surtout de tout perdre.
BIMI : le levier marketing que personne n’exploite vraiment
Qu’est-ce que BIMI ?
BIMI (Brand Indicators for Message Identification) est un standard encore relativement récent, mais qui gagne rapidement en popularité.
Son principe est simple :
👉 afficher le logo officiel de votre marque directement dans la boîte de réception, à la place des initiales ou des avatars génériques.
Pas dans l’email.
Pas dans le contenu.
Dans la liste des emails.

Source Brevo
Autrement dit, BIMI agit avant même l’ouverture du message.
Dans une boîte de réception surchargée, c’est un avantage considérable.
Avec BIMI, votre marque :
- devient immédiatement identifiable,
- se démarque visuellement,
- bénéficie d’une récurrence visuelle qui renforce la reconnaissance et la fiabilité.
👉 BIMI transforme un email « anonyme » en email de marque.
Et au passage, il :
- améliore le taux d’ouverture,
- renforce la confiance,
- transmet une image beaucoup plus professionnelle.
Pourquoi DMARC et BIMI sont indissociables ?
Sans DMARC, pas de BIMI.
L’inverse est cependant possible… mais beaucoup moins intéressant 😅.
Pour pouvoir activer BIMI, votre domaine doit impérativement :
- disposer d’un DMARC en politique stricte (p=quarantine ou p=reject),
- avec un pct à 100 % minimum,
- et une configuration SPF/DKIM propre.
Pourquoi ?
Parce que BIMI repose sur un principe simple : seules les marques sérieuses ont droit à cette visibilité.
Une fois DMARC correctement configuré, vous pouvez publier un enregistrement BIMI pointant vers votre logo officiel.
Si toutes les vérifications d’authentification sont validées, les fournisseurs compatibles afficheront alors votre logo dans la boîte de réception.
⚠️ Attention toutefois :
BIMI n’est pas encore pris en charge par tous les fournisseurs de messagerie.
La liste officielle est maintenue ici : 👉 https://bimigroup.org/bimi-infographic/
DMARC sécurise. BIMI valorise.
| DMARC | BIMI |
| Sécurité | Branding |
| Protection | Visibilité |
| Technique | Marketing |
| Invisible | Ultra visible |
Si vous souhaitez réellement performer en e-mailing, il ne s’agit pas de choisir.
À court terme, DMARC et BIMI constituent un avantage concurrentiel réel dans un univers où peu de marques ont encore franchi le pas. À plus long terme, c’est surtout un gage de confiance durable pour vos prospects et vos clients.
En clair : les entreprises performantes ne choisissent pas.
Elles déploient les deux.
Par quoi commencer concrètement ?
BIMI repose sur les mêmes fondations que DMARC, SPF et DKIM.
Comme ces normes, BIMI se configure via un enregistrement TXT dans le DNS.
Avant toute chose, il est donc indispensable d’auditer votre existant.
En pratique :
- assurez-vous que votre domaine passe correctement les contrôles SPF, DKIM et DMARC,
- configurez DMARC avec une politique de quarantaine ou de rejet,
- vérifiez que le pct est bien à 100 %.
Ensuite :
- préparez votre logo dans un fichier SVG carré, hébergé sur un serveur sécurisé,
- ajoutez l’enregistrement BIMI dans votre DNS, pointant vers ce logo.
Et voilà, sur le papier, le tour est joué.
Dans la réalité, c’est évidemment un peu plus technique.
N’hésitez pas à vous appuyer sur des tutoriels fiables, ou à solliciter votre développeur ou votre prestataire email pour éviter les erreurs de configuration.
DMARC et BIMI : ensemble, c’est l’emailing moderne
DMARC sans BIMI, c’est se protéger sans se valoriser. BIMI sans DMARC, c’est impossible.
L’initiative BIMI vise à prévenir l’hameçonnage et l’usurpation d’identité électronique, tout en renforçant la confiance dans l’écosystème email.
À l’avenir, de plus en plus d’entreprises seront amenées à s’y conformer.
La cerise sur le gâteau ?
Cette démarche améliore à la fois la sécurité, la délivrabilité et la visibilité de votre marque.
Alors, qu’attendez-vous pour y passer ?



